François BEDEL de BUZAREINGUES, National President of Round Table France in 1962, defined the spirit of Round Table as follows:
A state of mind — And not merely a club where “friends” meet regularly, happy to see each other and to forget for a few hours their professional, personal, or family concerns.
A state of mind — And not simply a chain of friendship and solidarity among people of the same background, the same social class, or the same material or intellectual standing.
A state of mind — And not only a circle of initiates where the best—or the “supposed best”—of a town gather around costly drinks.
A state of mind — And not only dinners, parties, charter nights, receptions, speeches, tuxedos, elegant dresses, or luxurious cars.
A state of mind — That is, a spirit open to all human and social issues, to all solutions whether generous or strict, rational or sentimental, to all forms of moral or material hardship—
a spirit open not only to one’s own needs but also to the needs of others, outward-looking.A state of mind — That is, a genuine liberal outlook, an understanding of the problems of others, the pursuit of an ideal, an objective study of others’ ideas, feelings, and difficulties.
A state of mind, and only a state of mind — And not a new religion, not a unique reason for living that would inevitably lead those who devote themselves to it completely into disillusionment.
Only a state of mind — And not a philosophy, not a complete explanation of the world, not a new messianism—nor a universal message.
We must give much and expect much from Round Table—but not everything.
What we ask should remain human and reasonable. Each thing in its place, and a place for each thing.
A Tabler (…) must remember that what is petty should be set aside, and that through the language of heart and reason, he must always find, without passion, the solutions to the problems he faces.
François BEDEL de BUZAREINGUES, concluding remarks from the opening speech of the National President 1962–1963 at the General Assembly of Versailles, June 15, 1963
Français
Un État d’Esprit François BEDEL de BUZAREINGUES, Président National en 1962 a défini ainsi l’état d’esprit de la Table Ronde :
Un état d’esprit — Et non point uniquement un club où se réunissent régulièrement des « copains » heureux de se rencontrer et d’oublier quelques heures leurs soucis professionnels, personnels ou familiaux.
Un état d’esprit — Et non point seulement une chaîne d’amitié et de solidarité entre gens de même milieu ou de même caste ou de même standing matériel ou intellectuel.
Un état d’esprit — Et non point seulement un cercle d’initiés où se rencontrent les meilleurs ou « prétendus » meilleurs d’une ville autour de consommations onéreuses.
Un état d’esprit — Et non point seulement des dîners, des soirées, des remises de charte, des vins d’honneur, des paroles, des smokings, des robes élégantes, de somptueuses voitures.
Un état d’esprit — C’est-à-dire un esprit ouvert à tous les problèmes humains et sociaux, à toutes les solutions généreuses ou sévères, cartésiennes ou sentimentales, à toutes les misères morales ou matérielles – un esprit ouvert non point seulement sur ses besoins mais aussi sur les besoins des autres, sur l’extérieur.
Un état d’esprit — C’est-à-dire un libéralisme de bon aloi, une compréhension des problèmes des autres, une recherche d’un idéal, une étude objective des idées, des sentiments, des problèmes des autres.
Un état d’esprit et seulement un état d’esprit — Et non point une nouvelle religion, une raison de vivre unique qui amènerait automatiquement ceux qui s’y adonnent à fond à la désillusion.
Seulement un état d’esprit — Et non point une philosophie, une explication totale du monde, un nouveau messianisme – un message universel.
Nous devons beaucoup donner et beaucoup attendre de la Table Ronde mais pas tout. De l’humain et du raisonnable. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose.
Le Tabler (…) doit se souvenir que ce qui est — mesquin doit être écarté de sa route et que par le langage du cœur et de la raison, il doit toujours trouver, sans passion, des solutions aux problèmes
qui se posent à lui.
François BEDEL de BUZAREINGUES. Conclusions du discours d’ouverture du Président National 1962–1963 à l’Assemblée Générale de Versailles le 15 Juin 1963.
